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LE BIEN-ÊTRE: Les 4 pires erreurs à ne pas commettre

Les 2 dimensions du bien-être

Le bien-être: une sensation

Le bien-être peut être considéré comme une sensation générale, ressentie à la fois sur le plan physique et psychologique. Cette notion est complètement subjective car sur le plan des neuroscience ou de la physiologie le bien-être peut pas être mesuré scientifiquement. Pour cette raison la notion de bien-être peut être manipulée et utilisée par qui cherchera à vendre des produits ou des services sous couvert d’apporter du mieux ou d’enlever de mauvais chez des personnes en souffrances.

Le marketing est des manipulateurs utilisent la notion de bien-être pour créer des faux besoins ou des fausses mesures du bonheur.

Le commerce c’est emparé de cette notion de bien-être pour combler cette quête du bien-être, d’où le succès des centres de bien-être, des séjours bien-être, des box bien-être, des espaces bien-être, des massages bien-être, des formations bien-être etc…. la liste est longue

Arrêter la réflection à ce niveau serait superficielle est simpliste. Car si le bien-être n’existe peut-être pas, la souffrance et le mal-être existent et ils ont une cause. Leur cause repose sur le degré de satisfaction des besoins humains.

D’où l’intérêt de l’approche du bien-être en terme d’indicateur de satisfaction des besoins.

Le bien-être: un indicateur

Si mes besoins ne sont pas comblés je vais recevoir un message d’alerte, un message de mal-être et à l’inverse si mes besoins sont comblés je vais ressentir un message de confirmation, le bien-être pour m’indiquer que tout est ok.

Il existe plusieurs niveaux de besoins, qui vont du niveau primaire de satisfaction des besoins matériels au niveau immatériels que sont les besoins psychiques et spirituels.

Une échelle des besoins a été créée par un psychologue américain éclairé, Abraham Maslow au siècle dernier. Aujourd’hui encore la pyramide des besoins de Maslow fait référence. C’est un outil très puissant utilisé encore régulièrement en PNL et en coaching.

Maslow a eu l’idée ingénieuse de représenter les besoins sous forme de pyramide.

Il y a 5 étages, au 1er on trouve les besoins physiologiques (respiration, faim, soif, sexe, sommeil, élimination) au 2e étage il y a les besoins de sécurité (environnement stable et prévisible, non anxiogène) au 3e besoin d’appartenance et d’amour (affection des autres) au 4e Besoins d’estime et de reconnaissance (de soi et des autres) et 5e étage besoin de réalisation, créativité, accomplissement spirituel.

Le bien-être au travail ou le bien-être professionnel

C’est un domaine passionnant car si on enlève tout le cynisme ou l’hypocrisie qui peuvent en découler il y a un formidable travail à faire. Le bien-être en entreprise est un formidable indicateur, parce qu’il est purement subjectif, il permet à chacun de s’exprimer de façon légitime et incontestable, sur ce qu’il ressent au sein de son entreprise ou organisation. Ce secteur du coaching professionnel me passionne. Il est surprenant d’observer comment avec peu de moyen financier ou matériels on peut complètement changer des dynamiques de travail, des relations interpersonnelles entre collègues ou dans la hiérarchie pour que chacun puisse  trouver et donner un sens à son travail, à la tâche à accomplir. La suppression du stress, de l’insécurité et des violences sous-jacentes au monde du travail est une activité très enrichissante et valorisante. Les retours pour les dirigeants sont aussi formidables car avec très peu d’investissement ils augmentent le bien-être des employés mais augment significativement la rentabilité, réduisent l’absentéisme et les conflits. Malheureusement j’ai trop peu l’occasion d’intervenir dans ce secteur, j’espère que cela changera dans l’avenir.

Voilà donc venu le moment de vous donnez les 4 erreurs à ne pas commettre lorsque l’on parle de bien-être

Les 4 pires erreurs à ne pas commettre

  1. La 1ère erreur est d’associer l’absence de bien-être à quelque chose d’anormal. Ne pas se sentir bien ne doit pas amener le refus ou le déni du mal-être. C’est aussi ok de ne pas se sentir bien, c’est ok de se sentir mal. Si je ne ressens pas de bien-être cela ne veut pas dire que je ne fonctionne pas bien.
  2. La 2e erreur découle de la 1ère. Puisque je ne me sens pas bien et que je le refuse je fais chercher une source de bien-être et consommer du bien-être. En ayant ce comportement je ne vais pas supprimer la cause de mon mal-être mais je vais l’ endormir, anesthésier les symptômes par des plaisirs, des distractions qui ne vont faire qu’aggraver le problème.
  3. La 3e erreur est de vouloir chercher un responsable, une cause extérieure. C’est une autre façon de fuir, de rejeter la responsabilité sur les autres ou sur les circonstances. Je ne dis pas que vous êtes responsable de votre mal-être mais que vous êtes responsable de la souffrance que cela engendre si vous ne comprenez pas les mécanismes enjeux et ce que vous pouvez faire pour y remédier. D’où l’intérêt d’avoir un coach de vie pour vous accompagner;
  4. La 4e erreur découle de la 3e. Lorsque l’on cherche une cause extérieure, un responsable coupable de notre mal-être on se rend impuissant et se victimise. La victimisation découle d’une erreur fondamentale d’attribution qui est un biais psychologique. Lorsque l’on comprend ce qu’est le bien-être, qu’il n’a pas d’existence propre, qu’il est seulement un indicateur qui a pour but de modifier, d’ajuster, d’adapter nos comportements et nos postures face à la réalité afin de combler chacun de nos besoins alors on comprends son utilité et il devient un outil de développement personnel pour satisfaire chacun des étages de la pyramide de maslow.

Il ne faut jamais négligé le pouvoir de l’intention, utiliser les outils offerts par le bien-être pour ne pas être mal, pour avoir du bien-être ne donnera que des bienfaits éphémères et la cause ne sera pas traitée. Si j’ai identifié la cause et compris lequel de mes besoins nécessite d’être comblé je vais peut-être utiliser le même outil, par exemple un massage mais les effets seront complètement différents car grâce à la pleine conscience je pourrai combler un besoin et donc stopper la cause de ma souffrance.

Quand on atteint le dernier niveau de la pyramide de Maslow, on n’est plus dans la recherche du bien être mais à la recherche de la justesse, de l’équilibre corps-esprit et de l’harmonie avec les autres et la nature à chaque instant.

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